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PC portable Ubuntu : préserver la durée de vie de la batterie avec tlp

Le problème

Vous avez un PC portable tout neuf, vous avez installé Ubuntu dessus, tout va bien. Sauf qu’au bout de 2 ou 3 ans vous observez que l’autonomie de votre batterie interne à chuté de 50% !

Vous êtes bon pour avoir à changer la batterie.

Sans le savoir vous avez commis une erreur de débutant : vous n’avez pas installé tlp.

La solution : tlp

Sous Ubuntu, la gestion de la batterie d’un ordinateur portable est assurée par défaut par un service appelé power-profiles-daemon. Il permet de choisir entre trois profils de consommation (« Performance », « Équilibré », « Économie d’énergie ») via l’interface GNOME.

Ce service remplit correctement sa mission : ajuster la consommation électrique en fonction des besoins immédiats de l’utilisateur.

Il ne remplit en revanche pas une autre mission, pourtant essentielle à la longévité du matériel : la préservation de la capacité de la batterie dans le temps. C’est là qu’intervient tlp.

Ce qui se passe sans tlp

Lorsque vous installez Ubuntu et que vous utilisez votre ordinateur portable sans tlp voici ce qui se produit :

1. La batterie est systématiquement chargée à 100 %

Chaque fois que vous branchez votre PC, il se recharge jusqu’à 100 %. C’est le comportement standard de tous les systèmes d’exploitation grand public. Or, maintenir une batterie lithium-ion à 100 % de charge, surtout lorsqu’elle est branchée en permanence, accélère sa dégradation chimique.

2. Une usure prématurée des cellules

Après quelques centaines de cycles de charge, la capacité maximale de la batterie diminue. Ce phénomène est irréversible : les cellules lithium-ion perdent progressivement leur capacité à stocker de l’énergie.

3. Une autonomie réduite

Après 400 à 500 cycles, une batterie ayant toujours été chargée à 100 % peut avoir perdu 30 à 45 % de sa capacité d’origine. L’autonomie chute donc mécaniquement.

4. Un remplacement inévitable

À partir de 60 % de capacité restante, l’autonomie devient insuffisante pour un usage nomade confortable. Le remplacement de la batterie est alors la seule solution.

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BSD sur PC – Parce qu’il n’y a pas que Linux

Petite incursion culturelle dans le monde parallèle à celui de Linux : le monde fabuleux des Unices (eh oui, le pluriel d’Unix est Unices) de la famille BSD (Berkeley Software Distribution).

Dans l’écosystème des systèmes d’exploitation de type Unix, Linux occupe une place prépondérante, mais une famille plus discrète, plus ancienne, continue d’incarner une philosophie de la stabilité et de la conception intégrée : les systèmes BSD. Loin d’être une relique, cette famille, comprenant FreeBSD, OpenBSD, NetBSD et DragonFly BSD, alimente des infrastructures critiques, des appliances réseau aux serveurs de streaming, en passant par l’automatisation industrielle.

Un héritage prestigieux pour une philosophie unique

L’histoire des BSD commence à l’Université de Californie à Berkeley dans les années 1970, comme une distribution du système UNIX d’AT&T. Rapidement, les chercheurs de Berkeley y apportent des améliorations fondamentales, dont l’implémentation de la pile TCP/IP qui a permis l’essor d’Internet. Après des démêlés judiciaires avec AT&T, le code est libéré en 1994 sous forme de 4.4BSD-Lite, donnant naissance aux projets que nous connaissons aujourd’hui.

Contrairement à Linux, qui n’est qu’un noyau autour duquel on assemble des distributions, un système BSD est un tout cohérent. Le noyau, les utilitaires système (ls, cat, le compilateur C) et la documentation sont développés et maintenus par un seul projet. Cette approche « système complet » garantit une intégration et une stabilité que peu de distributions Linux peuvent égaler.

Au cœur de cette philosophie se trouve aussi la licence BSD, qui se distingue radicalement de la GPL de Linux. Cette licence permissive permet d’utiliser, de modifier et même d’intégrer le code dans des logiciels propriétaires, sans obligation de redistribuer les modifications. C’est ce qui a permis son adoption massive dans des produits commerciaux comme MacOS, iOS, ou même des composants de Windows.

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Tutoriel Linux : Ventoy la clé USB universelle pour installer des systèmes d’exploitation

Créer une clé USB bootable pour installer un système d’exploitation a longtemps été une opération répétitive. Il fallait utiliser une clé USB pour chaque OS, puis y graver l’image ISO du système. Les clés USB s’accumulaient dans la boîte à outils.

Ventoy, apparu en avril 2020, propose une approche différente qui a fait sa popularité. Développé par Hailong Sun, cet utilitaire open source transforme une clé USB en un dispositif bootbale capable de démarrer directement sur des fichiers image, sans extraction ni décompression préalable. On boote sur la clé USB, on tombe sur un menu qui nous propose de choisir entre les différentes images ISO présentes sur la clé, on en choisit un, et l’installation de l’OS choisi démarre.

Pour ajouter un OS ou en enlever un, il suffit de mettre ou pas son image ISO sur la clé.

Principe de fonctionnement

Le mécanisme est simple : une fois installé, Ventoy crée deux partitions sur la clé USB cible. Une partition principale, généralement formatée en exFAT ou NTFS, où l’on copie simplement les fichiers image. Et une partition EFI qui contient le chargeur d’amorçage .

L’outil prend en charge une large gamme de formats : ISO, WIM, IMG, VHD(x) et EFI . Sa compatibilité couvre aussi bien les anciens BIOS que les firmwares UEFI récents, et il fonctionne sur les architectures x86, IA32, ARM64 et MIPS64EL . Les systèmes d’exploitation pris en charge sont nombreux : distributions Linux, versions récentes de Windows, FreeBSD, ChromeOS, VMware ESXi, etc. .

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