BSD sur PC – Parce qu’il n’y a pas que Linux

Petite incursion culturelle dans le monde parallèle à celui de Linux : le monde fabuleux des Unices (eh oui, le pluriel d’Unix est Unices) de la famille BSD (Berkeley Software Distribution).

Dans l’écosystème des systèmes d’exploitation de type Unix, Linux occupe une place prépondérante, mais une famille plus discrète, plus ancienne, continue d’incarner une philosophie de la stabilité et de la conception intégrée : les systèmes BSD. Loin d’être une relique, cette famille, comprenant FreeBSD, OpenBSD, NetBSD et DragonFly BSD, alimente des infrastructures critiques, des appliances réseau aux serveurs de streaming, en passant par l’automatisation industrielle.

Un héritage prestigieux pour une philosophie unique

L’histoire des BSD commence à l’Université de Californie à Berkeley dans les années 1970, comme une distribution du système UNIX d’AT&T. Rapidement, les chercheurs de Berkeley y apportent des améliorations fondamentales, dont l’implémentation de la pile TCP/IP qui a permis l’essor d’Internet. Après des démêlés judiciaires avec AT&T, le code est libéré en 1994 sous forme de 4.4BSD-Lite, donnant naissance aux projets que nous connaissons aujourd’hui.

Contrairement à Linux, qui n’est qu’un noyau autour duquel on assemble des distributions, un système BSD est un tout cohérent. Le noyau, les utilitaires système (ls, cat, le compilateur C) et la documentation sont développés et maintenus par un seul projet. Cette approche « système complet » garantit une intégration et une stabilité que peu de distributions Linux peuvent égaler.

Au cœur de cette philosophie se trouve aussi la licence BSD, qui se distingue radicalement de la GPL de Linux. Cette licence permissive permet d’utiliser, de modifier et même d’intégrer le code dans des logiciels propriétaires, sans obligation de redistribuer les modifications. C’est ce qui a permis son adoption massive dans des produits commerciaux comme MacOS, iOS, ou même des composants de Windows.

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Tutoriel Linux : Ventoy la clé USB universelle pour installer des systèmes d’exploitation

Créer une clé USB bootable pour installer un système d’exploitation a longtemps été une opération répétitive. Il fallait utiliser une clé USB pour chaque OS, puis y graver l’image ISO du système. Les clés USB s’accumulaient dans la boîte à outils.

Ventoy, apparu en avril 2020, propose une approche différente qui a fait sa popularité. Développé par Hailong Sun, cet utilitaire open source transforme une clé USB en un dispositif bootbale capable de démarrer directement sur des fichiers image, sans extraction ni décompression préalable. On boote sur la clé USB, on tombe sur un menu qui nous propose de choisir entre les différentes images ISO présentes sur la clé, on en choisit un, et l’installation de l’OS choisi démarre.

Pour ajouter un OS ou en enlever un, il suffit de mettre ou pas son image ISO sur la clé.

Principe de fonctionnement

Le mécanisme est simple : une fois installé, Ventoy crée deux partitions sur la clé USB cible. Une partition principale, généralement formatée en exFAT ou NTFS, où l’on copie simplement les fichiers image. Et une partition EFI qui contient le chargeur d’amorçage .

L’outil prend en charge une large gamme de formats : ISO, WIM, IMG, VHD(x) et EFI . Sa compatibilité couvre aussi bien les anciens BIOS que les firmwares UEFI récents, et il fonctionne sur les architectures x86, IA32, ARM64 et MIPS64EL . Les systèmes d’exploitation pris en charge sont nombreux : distributions Linux, versions récentes de Windows, FreeBSD, ChromeOS, VMware ESXi, etc. .

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Tutoriel Linux : Installation et configuration de docker

Rappelons d’abord ce que sont les machines virtuelles, VM en anglais (Virtual Machines) :

Les VM sont des PC virtuels qui tournent sur une machine réelle, sur laquelle est installée une couche de virtualisation. Chaque PC virtuel dispose de son système d’exploitation (Windows, Linux, …) sur lequel tournent des applications.

C’est une mécanique très puissante et très utilisée dans l’informatique professionnelle mais aussi très gourmande en ressources. C’est pourquoi est apparue la technologie docker, qui n’est pas de la virtualisation mais de la conteneurisation.

Contrairement aux VM, les conteneurs docker n’embarquent pas de système d’exploitation, ils utilisent le système d’exploitation de la machine physique (Linux). Les deux conséquences majeures sont que les ressources nécessaires pour faire tourner des conteneurs sont bien plus faibles que celles nécessaires pour faire tourner des VM, et donc les conteneurs sont bien plus rapides à se lancer que les VM et surtout on peut en mettre beaucoup plus sur une machine donnée. La deuxième conséquence majeure est que seules les applications Linux peuvent tourner dans un conteneur.

L’utilisation des conteneurs docker a beaucoup d’avantages :

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Regardez les TV du monde entier légalement

Le site famelack.com recense, dans une interface graphique très élaborée (à la Google earth), des milliers de chaînes TV accessibles par Internet.

On fait tourner la boule Terre, on clique sur le pays choisi, et la liste des châines TV accessibles apparait à droite de l’écran. On choisit sa chaîne TV et on apprécie.

Tutoriel Linux : auto-héberger ses BD en ligne sur son VPS avec Kavita (sous docker)

Les passionnés de bandes dessinées n’aiment rien tant que les vraies BD papier, c’est un fait, mais cette approche atteint vite ses limites tant les collections de BD prennent de la place dans la maison.

Avec l’essor des technologies modernes à écrans (PC, smartphones, tablettes), est apparue une offre numérique pour les BD qui n’a rien à envier à l’offre papier physique. Avec un avantage non négligeable : la place.

Un simple disque dur permet de stocker de milliers de BD et tient dans la poche. A ce propos, je me permets de conseiller ce modèle, qui est celui que j’achète systématiquement et qui est à la fois performant, fiable et increvable.

Une collection de BD est à l’abri d’un sinistre (incendie, dégât des eaux), ne jaunit pas avec le temps, ne salit pas, ne vieillit pas. Le seul risque qui guette la collection numérique finalement, c’est le crash du disque dur : ce risque se gère d’une part en misant sur un modèle increvable (comme celui ci-dessus) et surtout en stockant sa collection sur DEUX disques durs.

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Claude Code vs Codex : Le duel des agents de codage

Claude Code d’Anthropic et Codex dominent le marché des agents de codage autonomes, mais ils incarnent deux visions opposées du développement assisté par IA, chacune avec ses forces et ses faiblesses.

La différence fondamentale ne réside pas seulement dans le modèle d’IA, mais dans l’endroit où le travail est effectué.

Claude Code adopte une architecture « Terminal-First ». Bien que l’inférence du modèle (la réflexion de l’IA) se fasse dans le cloud d’Anthropic, l’exécution des commandes, la lecture des fichiers et la gestion du contexte sont 100% locales. L’agent agit comme un script avancé qui prend le contrôle de votre shell. Il n’y a pas de « sandbox » intermédiaire : si Claude Code lance un serveur de développement ou une suite de tests, c’est votre CPU et votre RAM qui travaillent. Cette approche offre une transparence totale mais expose directement votre système local à la charge de travail.

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Installation et configuration du VPN Wireguard

Le schéma ci-dessus montre ce que nous allons réaliser dans ce tutoriel : nous allons installer un serveur VPN wireguard sur un VPS (machine Linux sur Internet), et un client wireguard sur un laptop Linux. Un tel tunnel chiffré permet des connexions distantes en SSH qui empruntent le tunnel. Il est tout à fait possible (nous le verrons dans un article ultérieur) de n’autoriser la connexion SSH que via ce tunnel Wireguard, ce qui protégera le serveur des attaques par force brute sur SSH.

Qu’est ce que wireguard ?

Il s’agit d’un protocole qui permet de créer un tunnel VPN chiffré entre deux machines, ou entre plusieurs clients et un serveur.

Wireguard n’est pas le seul tunnel VPN que l’on pourrait installer. Il y en a d’autres : OpenVPN, IPSec, etc.

Nous allons utiliser wireguard parce qu’il est très facile à installer, léger, performant et moderne.

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Créer et gérer son miroir local des dépôts officiels Ubuntu

La mise en place d’un dépôt personnel, ou miroir local, des dépôts officiels Ubuntu est une pratique d’administration système qui consiste à cloner tout ou partie des dépôts de paquets sur un serveur situé sur le réseau local. L’objectif est de centraliser les sources de mise à jour et d’installation pour l’ensemble des machines d’un parc informatique.

L’un des intérêts majeurs d’un miroir local est l’optimisation de l’utilisation de la bande passante et le gain de temps. Dans un environnement où plusieurs machines doivent être mises à jour, chaque serveur ou poste de travail télécharge individuellement les mêmes paquets depuis les serveurs publics d’Ubuntu, ce qui entraîne une duplication massive des données .

En installant un miroir local, les téléchargements depuis l’extérieur ne sont effectués qu’une seule fois, lors de la synchronisation du miroir avec les dépôts officiels. Toutes les autres machines du réseau se servent ensuite de ce miroir, via le réseau local, pour obtenir leurs paquets . La vitesse de transfert sur un réseau local (par exemple, via Ethernet ou Wi-Fi) est en effet bien supérieure aux débits offerts par une connexion internet, ce qui rend les installations et les mises à jour quasi instantanées .

La mise en place d’un miroir local offre une indépendance vis-à-vis de la connexion internet. Dans des environnements où l’accès à internet est limité, instable ou inexistant, comme les laboratoires, les salles de classe ou les réseaux industriels, le miroir devient une ressource essentielle . Les machines peuvent continuer à s’installer, se mettre à jour et fonctionner normalement même en cas de panne de la connexion internet ou d’indisponibilité des serveurs officiels . Cette autonomie garantit la continuité des opérations dans des environnements critiques .

Pour les administrateurs système, un miroir local est un outil de contrôle puissant. En ne synchronisant que les dépôts et les composants sélectionnés, l’administrateur garde la main sur les versions des paquets disponibles pour ses utilisateurs . Il est ainsi possible de geler un environnement à un instant T, de tester les mises à jour de sécurité sur un petit nombre de machines avant un déploiement plus large, ou de garantir que toutes les machines d’un parc utilisent une version identique d’un paquet donné . En pratique, l’administrateur modifie le fichier /etc/apt/mirror.list pour ne retenir que les dépôts pertinents (par exemple, en ne conservant que la branche security pour les mises à jour de sécurité) .

Voici un tutoriel détaillé expliquant comment créer, utiliser et entretenir un miroir de dépôt Ubuntu.

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Assistant IA local avec OpenCode et Ollama

Utiliser Claude comme assistant pour nous assister c’est très bien mais cela a tout de même un coût non négligeable. Parmi les alternatives existantes, l’auto-hébergement est une voie intéressante. Il faut cependant être tout de même conscient des limites.

En effet, avec des modèles d’IA auto-hébergés on ne bénéficie pas de la puissance de calcul des data centers des prestataires privés, ni des modèles aux performances les plus avancées. Par contre, c’est complètement gratuit et, pour peu qu’on installe des modèles d’IA adaptés aux performances de sa machine, on peut espérer mettre en place des outils qui répondent à 2 ou 3 tokens par seconde, ce qui est peu par rapport aux modèles payants, mais déjà pas si mal.

Pour mettre en place un tel outil, il est nécessaire de bien définir la machine visée, car le choix de modèles adaptés en découle.

Pour ce tutoriel nous allons viser une machine de type Asus Zenbook 13″ OLED (Intel Core i5, 16 Go RAM, sous Ubuntu 26.04)

Ce tutoriel vous permet d’installer un assistant IA local totalement gratuit, équivalent à Claude (pour les questions/réponses) et Claude Code (pour l’aide au codage en ligne de commande). Aucun abonnement ni connexion internet obligatoire (hors téléchargements initiaux).

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Roole Map : Le GPS français qui monte face à Waze

L’application Roole Map s’impose progressivement comme une alternative crédible face aux géants de la navigation que sont Waze et Google Maps. Lancée en 2022, cette solution 100% française a déjà séduit plus d’un million de téléchargements et revendique environ 300 000 utilisateurs actifs mensuels. Mais que vaut-elle vraiment ? Plongeons dans les détails de cette application qui bouscule le marché.

Une application née d’un club automobile français

Derrière Roole Map se trouve Roole (anciennement Identicar), le premier club automobile en France. L’application a été conçue non pas comme un produit commercial direct, mais comme une vitrine et un outil de notoriété pour le club, ce qui explique son modèle économique particulier. Les frères David et Jonathan Tuchbant, à la tête de Roole, ont fait le choix d’une application gratuite et sans publicité, financée indirectement par l’activité principale du club.

L’application est développée en France et possède le label « Origine France Garantie » , un gage de qualité et de fabrication locale. Avec seulement 12 salariés, l’équipe de Roole Map est 40 fois plus petite que celle de Waze, mais parvient à rivaliser grâce à une approche ciblée et efficace.

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