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Tutoriel Linux : auto-héberger Windshift (équivalent de Jira)

Windshift est un outil de gestion de travail auto-hébergé et open source, publié sous licence AGPL-3.0, pensé pour les équipes qui veulent garder le contrôle de leurs données plutôt que de les confier à un service cloud tiers. Le projet est développé en Go et Svelte, et se présente comme une alternative crédible à Jira, Asana ou ClickUp pour qui souhaite retrouver des concepts familiers (sprints, backlogs, hiérarchies, tableaux) sur sa propre infrastructure.

L’argument central de Windshift tient en une phrase : reprendre le vocabulaire et les habitudes que les équipes ont déjà, sans accepter les conditions d’hébergement, de tarification ou de gouvernance d’Atlassian.

Là où la migration vers Jira Cloud impose des coûts par siège et des politiques de résidence de données qu’on ne maîtrise pas, Windshift propose la même structure mentale sur du matériel qu’on administre soi-même.

L’outil couvre un spectre assez large pour un projet de cette taille : tableaux kanban, jalons, portails clients, suivi du temps, et même un module de gestion des tests qui relie les cas de test aux exigences qui les ont motivés. Cette dernière fonctionnalité est suffisamment rare pour être signalée, même si elle reste à un stade précoce.

La promesse technique se résume à une simplicité assumée. Un seul binaire Go embarque le frontend Svelte compilé, avec SQLite par défaut et PostgreSQL en option si l’équipe grandit. Cela signifie qu’un Raspberry Pi suffit pour commencer, sans couche d’orchestration ni base de données externe à maintenir. Pour les équipes qui n’ont pas d’administrateur système dédié, c’est un argument qui pèse. L’import depuis Jira est intégré pour faciliter la transition : issues, commentaires, pièces jointes, worklogs, tableaux et sprints sont repris avec leur contexte.

Sur le plan de la gouvernance, Windshift permet le choix du modèle d’IA qui traitera les données de travail. On peut utiliser un modèle local ou son propre compte fournisseur, ce qui évite de voir ses données de projet alimenter un système de crédits opaque. Pour les secteurs régulés ou les équipes qui doivent documenter précisément où vivent leurs données, c’est un argument important.

Le projet reste jeune. Première version en décembre 2025, une centaine d’étoiles sur GitHub, une communauté encore réduite. Ce n’est pas un défaut en soi, mais cela signifie que la documentation, les intégrations tierces et l’écosystème de plugins sont moins matures que ceux des concurrents. Les équipes qui cherchent un outil avec dix ans de recul et une armée de contributeurs ne le trouveront pas ici. Celles qui acceptent de participer à l’adoption d’un projet en construction, en échange d’une architecture propre et d’une gouvernance transparente, y trouveront probablement leur compte.

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Tutoriel Linux : un site WordPress accessible uniquement comme hidden service TOR

Ce tutoriel trouve son utilité dans un environnement répressif, dans lequel il pourrait être utile de cacher l’adresse IP réelle d’un serveur web.

Dans ce tutoriel, l’architecture que nous allons monter consiste à monter sur un VPS un conteneur docker contenant le CMS WordPress, associé à un conteneur TOR hidden service. Le conteneur WordPress n’exposant aucun port sur Internet, il ne peut être joint avec une adresse IP v4 ou v6.

Le conteneur TOR hidden service fera l’interface entre le monde des clients TOR et le conteneur WordPress.

Le résultat que nous allons obtenir est un site web WordPress accessible uniquement via TOR sur une adresse en .onion. Ce site web n’aura pas de nom de domaine au sens classique du terme (uniquement une adresse onion TOR) et donc n’aura pas besoin de quémander un certificat https à Letsencrypt (la sécurité des accès sera assurée par le réseau TOR lui-même).

Installation

L’installation se fait grâce à deux conteneurs docker, il faut donc que votre serveur soit prêt à lancer des services docker. Si ce n’est pas le cas, vous trouverez le guide d’installation docker sous Ubuntu ici et celui de Devuan ici.

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Tutoriel Linux : auto-héberger son moteur de recherche

Pour être franc, je visualise peu l’intérêt qu’il y a à auto-héberger son moteur de recherche. Quand bien même on est lassé du tracking que fait Google, il y a déjà des solutions qui permettent d’éviter ce tracking, comme le moteur de recherche StartPage par exemple, qui interroge Google pour nous, ou des moteurs alternatifs comme DuckDuckGo.

Mais bon, on peut. Donc on va voir comment faire cela.

Installer Degoog avec docker

L’installation se fait grâce à un conteneur docker, il faut donc que votre serveur soit prêt à lancer des services docker. Si ce n’est pas le cas, vous trouverez le guide d’installation docker sous Ubuntu ici et celui de Devuan ici.

Dans un répertoire dédié, créer un fichier docker-compose.yml avec pour contenu (changer le mot de passe par celui que vous choissirez) :

services:
  degoog:
    image: ghcr.io/degoog-org/degoog:latest
    container_name: degoog
    restart: unless-stopped
    ports:
      - "8100:4444"
    volumes:
      - ./data:/app/data
    environment:
      - DEGOOG_SETTINGS_PASSWORDS=MotDePasseAChanger
      - DEGOOG_PUBLIC_INSTANCE=true

Puis faites :

mkdir data
docker compose up -d
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Tutoriel Linux : installer Karakeep, le pocket auto-hébergé

Il y a quelques années le service Pocket rendait de grands services en permettant aux internautes d’y sauvegarder des articles d’Internet pour les lire plus tard.

Malheureusement ce service très utile a fermé ses portes définitivement en 2025.

Fort heureusement, le monde de l’auto-hébergement (self hosting) propose maintenant pléthore de logiciels et services à installer soi-même sur son serveur ou sur son laptop, dont Karakeep, un logiciel web qui rend le même service que Pocket.

Le principe de fonctionnement est particulièrement simple : vous collez dans la zone « New item » l’URL de l’article qui vous intéresse, et votre article est stocké sous forme de tuile sur la page d’accueil.

Un simple clic sur la tuile ouvre l’article original dans une nouvelle fenêtre du navigateur.

Pour éviter le cas où l’article original aurait disparu du web entre temps, Karakeep permet via un clic droit sur la tuile de télécharger sur le serveur une copie locale de l’article.

Le seul défaut qu’on peut trouver à Karakeep est que l’interface graphique est fournie uniquement en anglais, ce qui ne devrait plus être un problème pour quiconque en 2026.

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Tutoriel Linux : auto-héberger IT-tools, une boîte de +80 outils IT indispensables

IT-tools est une boîte contenant plus de 80 outils IT indispensables aux personnes travaillant dans le domaine de l’IT. Il est auto-hébergeable sur un serveur en ligne via docker et programmé par le français Corentin Thomasset (ingénieur INSA Lyon).

Une instance en ligne est utilisable directement sur it-tools.tech pour ceux qui auraient la flemme de l’auto-héberger.

Indépendamment de disposer d’une interface web moderne ultra-léchée, la boîte à outil est incroyablement simple à auto-héberger sous docker.

Installation d’IT-tools avec docker compose

Créez un répertoire ittools-docker et mettez-y un fichier docker-compose.yml qui contient :

services:
    it-tools:
        image: ghcr.io/corentinth/it-tools:latest
        ports:
            - "8080:80"
        restart: unless-stopped
        container_name: it-tools

Lancez le service par :

docker compose up -d

Et voilà, c’est installé. Il n’y a plus qu’à se rendre sur http://serveur:8080 pour accéder à la boîte à outils.

Les outils mis à disposition

Le paramétrage de l’interface propose 8 langues, dont bien sûr le français.

Au niveau des outils mis à disposition, c’est le feu d’artifice.

Chaque rubrique propose au moins une dizaine d’outils utilisables d’un clic. Les rubriques couvrent la cryptographie, la conversion de formats, les outils web, la génération de qr codes, le développement, les réseaux, les maths, les mesures, les manipulations de textes, les données.

A chaque mise à jour de l’image docker, on bénéficie d’outils supplémentaires.

Bémol

Attention, la configuration du docker-compose.yml présentée ici aboutit non seulement à un outil en http et non en https, mais aussi un outil accessible à n’importe quel internaute qui connaîtrait l’URL du service.

La seule manière de rendre ce service privé serait de le cacher derrière un reverse proxy présentant à l’internaute une authentification basique.

Tutoriel Linux : auto-héberger Siyuan, le Notion gratuit

Notion est devenu au fil des années l’outil de référence pour la prise de notes des jeunes. C’est un produit très bon mais pas donné, et qui ne propose pas de version auto-hébergeable.

Siyuan est la réponse chinoise à Notion. Si le produit n’est pas donné non plus, du moins en version nomale en ligne (sur le modèle de Notion), la différence est qu’on peut l’auto-héberger facilement et surtout gratuitement sur un serveur. C’est cette fonctionnalité d’auto-hébergement gratuite que nous allons utiliser dans ce tutoriel.

Au niveau des fonctionnalités, Siyuan permet de faire pratiquement tout ce que l’on peut faire sur Notion en termes de prise de notes. Une application Android existe également mais elle ne permet de se connecter que sur le serveur officiel payant de Siyuan, pas aux instances d’auto-hébergement gratuites.

Installation de la version auto-hébergeable de Siyuan sur un serveur Linux

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Tutoriel Linux : Installation et configuration de docker

Rappelons d’abord ce que sont les machines virtuelles, VM en anglais (Virtual Machines) :

Les VM sont des PC virtuels qui tournent sur une machine réelle, sur laquelle est installée une couche de virtualisation. Chaque PC virtuel dispose de son système d’exploitation (Windows, Linux, …) sur lequel tournent des applications.

C’est une mécanique très puissante et très utilisée dans l’informatique professionnelle mais aussi très gourmande en ressources. C’est pourquoi est apparue la technologie docker, qui n’est pas de la virtualisation mais de la conteneurisation.

Contrairement aux VM, les conteneurs docker n’embarquent pas de système d’exploitation, ils utilisent le système d’exploitation de la machine physique (Linux). Les deux conséquences majeures sont que les ressources nécessaires pour faire tourner des conteneurs sont bien plus faibles que celles nécessaires pour faire tourner des VM, et donc les conteneurs sont bien plus rapides à se lancer que les VM et surtout on peut en mettre beaucoup plus sur une machine donnée. La deuxième conséquence majeure est que seules les applications Linux peuvent tourner dans un conteneur.

L’utilisation des conteneurs docker a beaucoup d’avantages :

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Tutoriel Linux : auto-héberger ses BD en ligne sur son VPS avec Kavita (sous docker)

Les passionnés de bandes dessinées n’aiment rien tant que les vraies BD papier, c’est un fait, mais cette approche atteint vite ses limites tant les collections de BD prennent de la place dans la maison.

Avec l’essor des technologies modernes à écrans (PC, smartphones, tablettes), est apparue une offre numérique pour les BD qui n’a rien à envier à l’offre papier physique. Avec un avantage non négligeable : la place.

Un simple disque dur permet de stocker de milliers de BD et tient dans la poche. A ce propos, je me permets de conseiller ce modèle, qui est celui que j’achète systématiquement et qui est à la fois performant, fiable et increvable.

Une collection de BD est à l’abri d’un sinistre (incendie, dégât des eaux), ne jaunit pas avec le temps, ne salit pas, ne vieillit pas. Le seul risque qui guette la collection numérique finalement, c’est le crash du disque dur : ce risque se gère d’une part en misant sur un modèle increvable (comme celui ci-dessus) et surtout en stockant sa collection sur DEUX disques durs.

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