Archives par étiquette : Linux

Passkeys : l’adieu aux mots de passe, mode d’emploi

Les mots de passe ont régné sans partage pendant quarante ans. Quarante ans à les réinitialiser, à les oublier, à les réutiliser, à les voir fuiter par millions. Quarante ans à expliquer aux utilisateurs qu’il faut des majuscules, des chiffres, des symboles, et qu’il ne faut surtout pas les noter sur un post-it.

Cette ère touche à sa fin. En 2026, plus de cinq milliards de passkeys sont en circulation, et trois utilisateurs sur quatre en ont déjà activé au moins une sur un compte. Ce n’est pas une mode. C’est un basculement.

Ce qu’est vraiment une passkey

Derrière ce terme un peu mystérieux se cache un mécanisme cryptographique d’une simplicité élégante. Lorsque vous créez un compte avec une passkey, votre téléphone, votre ordinateur ou votre clé USB génère une paire de clés : une clé publique que le service en ligne conserve, et une clé privée qui, elle, ne quitte jamais votre appareil. Cette clé privée est enfermée dans un coffre-fort numérique – la Secure Enclave des iPhone, le TPM des PC, le Titan M des Pixel. Pour l’utiliser, vous n’avez pas besoin de la connaître, ni de la taper, ni de la retenir. Un simple geste suffit : votre empreinte, votre visage ou votre code PIN.

Quand vous vous connectez, le site vous envoie un défi aléatoire. Votre appareil le signe avec la clé privée, et le site vérifie la signature avec la clé publique. Aucun secret ne transite sur le réseau. Et parce que la signature est liée au nom de domaine du site, une passkey créée pour votre banque ne fonctionnera jamais sur un site pirate. Le phishing, qui reste la porte d’entrée de la majorité des cyberattaques, devient mathématiquement impossible.

La révolution des clés de sécurité matérielles

Mais il faut distinguer deux réalités bien différentes. D’un côté, les passkeys dites « synchronisées » – celles qui voyagent dans votre trousseau iCloud, votre compte Google ou votre gestionnaire Bitwarden. Elles sont pratiques, accessibles, et suffisantes pour la plupart des usages. Elles sont toutefois hébergées dans le cloud, et leur sécurité dépend de celle de votre compte et de votre fournisseur.

YubiKey 5C NFC

De l’autre, il y a les passkeys « liées à un appareil », et parmi elles, les clés de sécurité matérielles comme les YubiKey, SoloKey ou Google Titan. Ces petits objets en forme de clé USB – parfois dotés du NFC pour fonctionner sans fil avec les téléphones.

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GenOffice : l’alternative open-source qui réinvente la suite bureautique avec l’IA

Le 3 août 2026, la startup californienne Genspark a fait une entrée fracassante sur le marché des suites bureautiques en dévoilant GenOffice, présentée comme la « première suite bureautique open-source full-featured dotée d’une intelligence artificielle native » . Disponible pour Windows, MacOS et Linux, cette application se positionne comme une alternative crédible et radicalement différente des géants Microsoft Office et Google Workspace.

Une genèse hors normes

L’histoire de GenOffice est pour le moins atypique. Selon les informations communiquées par Genspark, la version alpha du logiciel a été développée par un seul ingénieur en l’espace d’une semaine, pour un coût opérationnel d’environ 10 000 dollars en tokens d’IA . Cette performance, rendue possible par l’utilisation intensive d’outils de programmation assistée par IA, illustre la transformation profonde des processus de développement logiciel à l’ère de l’IA générative .

Derrière ce projet se trouve Genspark, une entreprise déjà bien établie dans le domaine de l’IA. Fondée par d’anciens cadres de Baidu, la société aurait atteint un chiffre d’affaires annuel récurrent de 250 millions de dollars et une valorisation de 2,6 milliards de dollars . GenOffice n’est donc pas un simple projet expérimental, mais une pièce maîtresse dans la stratégie d’expansion de l’entreprise vers le marché grand public des outils de productivité.

Une suite complète et techniquement innovante

GenOffice intègre quatre modules principaux, couvrant l’essentiel des besoins bureautiques :

  • GenOffice Docs : un traitement de texte compatible avec les fichiers .docx.
  • GenOffice Sheets : un tableur pour les fichiers .xlsx, s’appuyant sur le moteur open-source Univer.
  • GenOffice Slides : un créateur de présentations pour les fichiers .pptx.
  • GenOffice PDF : un lecteur et éditeur de documents PDF.
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BSD sur PC – Parce qu’il n’y a pas que Linux

Petite incursion culturelle dans le monde parallèle à celui de Linux : le monde fabuleux des Unices (eh oui, le pluriel d’Unix est Unices) de la famille BSD (Berkeley Software Distribution).

Dans l’écosystème des systèmes d’exploitation de type Unix, Linux occupe une place prépondérante, mais une famille plus discrète, plus ancienne, continue d’incarner une philosophie de la stabilité et de la conception intégrée : les systèmes BSD. Loin d’être une relique, cette famille, comprenant FreeBSD, OpenBSD, NetBSD et DragonFly BSD, alimente des infrastructures critiques, des appliances réseau aux serveurs de streaming, en passant par l’automatisation industrielle.

Un héritage prestigieux pour une philosophie unique

L’histoire des BSD commence à l’Université de Californie à Berkeley dans les années 1970, comme une distribution du système UNIX d’AT&T. Rapidement, les chercheurs de Berkeley y apportent des améliorations fondamentales, dont l’implémentation de la pile TCP/IP qui a permis l’essor d’Internet. Après des démêlés judiciaires avec AT&T, le code est libéré en 1994 sous forme de 4.4BSD-Lite, donnant naissance aux projets que nous connaissons aujourd’hui.

Contrairement à Linux, qui n’est qu’un noyau autour duquel on assemble des distributions, un système BSD est un tout cohérent. Le noyau, les utilitaires système (ls, cat, le compilateur C) et la documentation sont développés et maintenus par un seul projet. Cette approche « système complet » garantit une intégration et une stabilité que peu de distributions Linux peuvent égaler.

Au cœur de cette philosophie se trouve aussi la licence BSD, qui se distingue radicalement de la GPL de Linux. Cette licence permissive permet d’utiliser, de modifier et même d’intégrer le code dans des logiciels propriétaires, sans obligation de redistribuer les modifications. C’est ce qui a permis son adoption massive dans des produits commerciaux comme MacOS, iOS, ou même des composants de Windows.

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Tutoriel Linux : Ventoy la clé USB universelle pour installer des systèmes d’exploitation

Créer une clé USB bootable pour installer un système d’exploitation a longtemps été une opération répétitive. Il fallait utiliser une clé USB pour chaque OS, puis y graver l’image ISO du système. Les clés USB s’accumulaient dans la boîte à outils.

Ventoy, apparu en avril 2020, propose une approche différente qui a fait sa popularité. Développé par Hailong Sun, cet utilitaire open source transforme une clé USB en un dispositif bootbale capable de démarrer directement sur des fichiers image, sans extraction ni décompression préalable. On boote sur la clé USB, on tombe sur un menu qui nous propose de choisir entre les différentes images ISO présentes sur la clé, on en choisit un, et l’installation de l’OS choisi démarre.

Pour ajouter un OS ou en enlever un, il suffit de mettre ou pas son image ISO sur la clé.

Principe de fonctionnement

Le mécanisme est simple : une fois installé, Ventoy crée deux partitions sur la clé USB cible. Une partition principale, généralement formatée en exFAT ou NTFS, où l’on copie simplement les fichiers image. Et une partition EFI qui contient le chargeur d’amorçage .

L’outil prend en charge une large gamme de formats : ISO, WIM, IMG, VHD(x) et EFI . Sa compatibilité couvre aussi bien les anciens BIOS que les firmwares UEFI récents, et il fonctionne sur les architectures x86, IA32, ARM64 et MIPS64EL . Les systèmes d’exploitation pris en charge sont nombreux : distributions Linux, versions récentes de Windows, FreeBSD, ChromeOS, VMware ESXi, etc. .

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Tutoriel Linux : Installation et configuration de docker

Rappelons d’abord ce que sont les machines virtuelles, VM en anglais (Virtual Machines) :

Les VM sont des PC virtuels qui tournent sur une machine réelle, sur laquelle est installée une couche de virtualisation. Chaque PC virtuel dispose de son système d’exploitation (Windows, Linux, …) sur lequel tournent des applications.

C’est une mécanique très puissante et très utilisée dans l’informatique professionnelle mais aussi très gourmande en ressources. C’est pourquoi est apparue la technologie docker, qui n’est pas de la virtualisation mais de la conteneurisation.

Contrairement aux VM, les conteneurs docker n’embarquent pas de système d’exploitation, ils utilisent le système d’exploitation de la machine physique (Linux). Les deux conséquences majeures sont que les ressources nécessaires pour faire tourner des conteneurs sont bien plus faibles que celles nécessaires pour faire tourner des VM, et donc les conteneurs sont bien plus rapides à se lancer que les VM et surtout on peut en mettre beaucoup plus sur une machine donnée. La deuxième conséquence majeure est que seules les applications Linux peuvent tourner dans un conteneur.

L’utilisation des conteneurs docker a beaucoup d’avantages :

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Tutoriel Linux : auto-héberger ses BD en ligne sur son VPS avec Kavita (sous docker)

Les passionnés de bandes dessinées n’aiment rien tant que les vraies BD papier, c’est un fait, mais cette approche atteint vite ses limites tant les collections de BD prennent de la place dans la maison.

Avec l’essor des technologies modernes à écrans (PC, smartphones, tablettes), est apparue une offre numérique pour les BD qui n’a rien à envier à l’offre papier physique. Avec un avantage non négligeable : la place.

Un simple disque dur permet de stocker de milliers de BD et tient dans la poche. A ce propos, je me permets de conseiller ce modèle, qui est celui que j’achète systématiquement et qui est à la fois performant, fiable et increvable.

Une collection de BD est à l’abri d’un sinistre (incendie, dégât des eaux), ne jaunit pas avec le temps, ne salit pas, ne vieillit pas. Le seul risque qui guette la collection numérique finalement, c’est le crash du disque dur : ce risque se gère d’une part en misant sur un modèle increvable (comme celui ci-dessus) et surtout en stockant sa collection sur DEUX disques durs.

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Installation et configuration du VPN Wireguard

Le schéma ci-dessus montre ce que nous allons réaliser dans ce tutoriel : nous allons installer un serveur VPN wireguard sur un VPS (machine Linux sur Internet), et un client wireguard sur un laptop Linux. Un tel tunnel chiffré permet des connexions distantes en SSH qui empruntent le tunnel. Il est tout à fait possible (nous le verrons dans un article ultérieur) de n’autoriser la connexion SSH que via ce tunnel Wireguard, ce qui protégera le serveur des attaques par force brute sur SSH.

Qu’est ce que wireguard ?

Il s’agit d’un protocole qui permet de créer un tunnel VPN chiffré entre deux machines, ou entre plusieurs clients et un serveur.

Wireguard n’est pas le seul tunnel VPN que l’on pourrait installer. Il y en a d’autres : OpenVPN, IPSec, etc.

Nous allons utiliser wireguard parce qu’il est très facile à installer, léger, performant et moderne.

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Créer et gérer son miroir local des dépôts officiels Ubuntu

La mise en place d’un dépôt personnel, ou miroir local, des dépôts officiels Ubuntu est une pratique d’administration système qui consiste à cloner tout ou partie des dépôts de paquets sur un serveur situé sur le réseau local. L’objectif est de centraliser les sources de mise à jour et d’installation pour l’ensemble des machines d’un parc informatique.

L’un des intérêts majeurs d’un miroir local est l’optimisation de l’utilisation de la bande passante et le gain de temps. Dans un environnement où plusieurs machines doivent être mises à jour, chaque serveur ou poste de travail télécharge individuellement les mêmes paquets depuis les serveurs publics d’Ubuntu, ce qui entraîne une duplication massive des données .

En installant un miroir local, les téléchargements depuis l’extérieur ne sont effectués qu’une seule fois, lors de la synchronisation du miroir avec les dépôts officiels. Toutes les autres machines du réseau se servent ensuite de ce miroir, via le réseau local, pour obtenir leurs paquets . La vitesse de transfert sur un réseau local (par exemple, via Ethernet ou Wi-Fi) est en effet bien supérieure aux débits offerts par une connexion internet, ce qui rend les installations et les mises à jour quasi instantanées .

La mise en place d’un miroir local offre une indépendance vis-à-vis de la connexion internet. Dans des environnements où l’accès à internet est limité, instable ou inexistant, comme les laboratoires, les salles de classe ou les réseaux industriels, le miroir devient une ressource essentielle . Les machines peuvent continuer à s’installer, se mettre à jour et fonctionner normalement même en cas de panne de la connexion internet ou d’indisponibilité des serveurs officiels . Cette autonomie garantit la continuité des opérations dans des environnements critiques .

Pour les administrateurs système, un miroir local est un outil de contrôle puissant. En ne synchronisant que les dépôts et les composants sélectionnés, l’administrateur garde la main sur les versions des paquets disponibles pour ses utilisateurs . Il est ainsi possible de geler un environnement à un instant T, de tester les mises à jour de sécurité sur un petit nombre de machines avant un déploiement plus large, ou de garantir que toutes les machines d’un parc utilisent une version identique d’un paquet donné . En pratique, l’administrateur modifie le fichier /etc/apt/mirror.list pour ne retenir que les dépôts pertinents (par exemple, en ne conservant que la branche security pour les mises à jour de sécurité) .

Voici un tutoriel détaillé expliquant comment créer, utiliser et entretenir un miroir de dépôt Ubuntu.

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Assistant IA local avec OpenCode et Ollama

Utiliser Claude comme assistant pour nous assister c’est très bien mais cela a tout de même un coût non négligeable. Parmi les alternatives existantes, l’auto-hébergement est une voie intéressante. Il faut cependant être tout de même conscient des limites.

En effet, avec des modèles d’IA auto-hébergés on ne bénéficie pas de la puissance de calcul des data centers des prestataires privés, ni des modèles aux performances les plus avancées. Par contre, c’est complètement gratuit et, pour peu qu’on installe des modèles d’IA adaptés aux performances de sa machine, on peut espérer mettre en place des outils qui répondent à 2 ou 3 tokens par seconde, ce qui est peu par rapport aux modèles payants, mais déjà pas si mal.

Pour mettre en place un tel outil, il est nécessaire de bien définir la machine visée, car le choix de modèles adaptés en découle.

Pour ce tutoriel nous allons viser une machine de type Asus Zenbook 13″ OLED (Intel Core i5, 16 Go RAM, sous Ubuntu 26.04)

Ce tutoriel vous permet d’installer un assistant IA local totalement gratuit, équivalent à Claude (pour les questions/réponses) et Claude Code (pour l’aide au codage en ligne de commande). Aucun abonnement ni connexion internet obligatoire (hors téléchargements initiaux).

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